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Mis à jour : il y a 13 semaines 2 jours

Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy

mercredi 30 août 2017 - 15:30
Guillaume Delannoy Formé en hypnose à l’Institut Romand d’Hypnose Suisse, directeur adjoint de l’Institut Gregory Bateson, il est responsable du Centre de Thérapie Brève de Lausanne. C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.

Et c’est probablement là que réside le premier talent de François Roustang : contrairement à Erickson, qui s’est toujours refusé à donner un statut théorique à l’hypnose, il a été de ceux qui sont le plus finement parvenus à penser l’efficacité de cette pratique thérapeutique. Mais s’il sait séduire notre intellect, il prend aussi un malin plaisir à le mettre constamment en échec, ne nous permettant jamais d’arriver à une compréhension univoque et facilement explicitable de ce que nous avons lu dans ses livres, provoquant ce que certains ont appelé une « transe de la pensée ». Nous sentons bien qu’il y a quelque chose de profond, d’important et d’original dans ce qu’il écrit, et nous voudrions pouvoir nous l’approprier, mais cette chose nous échappe sans cesse. Et c’est très vraisemblablement l’effet recherché par ce « vieux renard », dont les livres sont en fait bien plus une invitation à penser par soi-même qu’à comprendre et à répéter la voix du maître. Ce souci d’une pensée libre et critique semble avoir toujours été l’une de ses priorités, comme en témoigne ce passage : « Nous prenons le discours de Freud si nous sommes freudiens, celui de Melanie Klein si nous sommes kleiniens, celui de Lacan si nous sommes lacaniens, pour des discours qui disent vrai et que nous aurions seulement à assimiler, à reproduire et éventuellement, à développer. En quelque sorte, nous tournons sans cesse le dos à l’épistémologie dont la visée est de critiquer radicalement nos connaissances par la critique de nos modes de connaissance. »

Et en plaçant le débat au niveau de l’épistémologie, il place toutes celles et tous ceux qui sont séduits par ses écrits dans un beau paradoxe : il nous enjoint de ne pas essayer d’assimiler, reproduire et développer ce qu’il a déjà pensé, mais au contraire de nous en affranchir par une critique radicale ! Soyez autonomes, nous intime François. Osez vous servir de votre propre entendement, aurait dit Kant. Ou, traduit en termes zen : « Si tu vois le Bouddha, tue-le ! » Mais que faire alors ? Devons-nous suivre son conseil ? A savoir de ne pas suivre son conseil ? Et est-ce même possible ? On le sent, la réponse à cette injonction paradoxale ne se trouve certainement pas dans l’intellect mais, nous le verrons plus loin, dans l’action…

Et pourtant, si les praticiens que nous sommes avons parfois besoin d’un guide, d’une parole qui nous éclaire, qui nous montre la voie, qui nous explique les choses, comment ne pas être tentés de lire, et de relire, les livres de François Roustang ? Pour y trouver des réponses, par exemple à cette question brûlante : Qu’est-ce que l’hypnose ? Le titre de son livre attise notre curiosité, nous met dans un état de disponibilité, d’attente, de réceptivité, ce qui, soit dit en passant, constitue l’essence même de toute induction hypnotique. En ouvrant les premières pages du livre, nous sommes prêts à recevoir la bonne parole, et à sa lecture nous avons mille fois le sentiment de comprendre, de toucher du doigt quelque chose d’important et de tellement subtil, mais lorsque nous refermons l’ouvrage, nous sentons confusément que tout est à refaire, et que nous n’avons finalement rien compris… Erickson nous dirait peut-être que les livres de François Roustang ne s’adressent pas à notre esprit conscient, et que moins celui-ci a le sentiment de les comprendre, moins il est capable d’expliquer ce qu’il a lu, et plus notre esprit inconscient a dû bénéficier de ce qu’ils nous apportent... Et c’est sans doute pourquoi bien des lecteurs ressentent l’effet thérapeutique de ses livres, sans véritablement pouvoir expliquer ce qui leur a fait tellement de bien…


Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.
Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.
Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.

Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.

Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.

« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».

Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».
Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.
François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.
« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.

Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.
La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».

Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.
Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.
Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.
La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».
L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Formation Hypnose et mouvement
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?



Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet

mercredi 30 août 2017 - 15:30
Dr Véronique Bonnet Médecin dermatologue, hypnothérapeute, installée en libéral à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines). Formée à l’hypnose à la Pitié-Salpêtrière, et en HTSMA à l’Institut Miméthys. Membre de l’Association française de dermatologie psychosomatique. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°45 Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table.
Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard.

Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés. On sent la chaleur de la détente, le sourire s’installe sur les lèvres. L’assemblage est subtil d’un chez soi et d’autre chose qui interpelle... La vibration se partage, infuse dans l’impromptu. Interroge-t-elle le silence ?

Et vlan ! la porte claque. L’orage est prêt et nous plonge dans le noir... Le corps est là en entier à résonner du vent dans le dos. Ça pousse, ça se détache quelque part, c’est sûr.

Comme dans les romans de science-fiction... rien ne marche docteur... nous sommes pris au piège ! C’est comme sentir venir l’air des grands larges. Entre les parenthèses de vie... une hésitation peut-être.

Des amis sont là, ouf ! Une soupe chaude et l’on part dans des ailleurs, les papilles dégustent et se réveillent. Un feu de cheminée, le vent peut bien nous pousser. Et déjà le tangage d’un espace est là en attente. Dans le flottement une voile, dans l’horizon flou, une promesse de voyage, l’ouverture à une liberté qui emporte. Peut-être.

Le vent pousse les nuages, encore de la pluie... cette pluie utile à la nature... c’est de la neige sur les hauteurs... celle qui revêt d’un merveilleux manteau blanc les sommets qui se dévoilent à notre regard. Le buffet multicolore a des effluves mélangés, l’improbable se tient juste là dans le brouhaha. Les plats soignés dont on peut humer le fumet passent.

Encore du vent ! La sensation diffuse, c’est sûr. Ces images, ces sons, ces odeurs, ces goûts, la densité de la matière. Alors la phrase se met à bouger, comme la voile se défroisse ailleurs et s’anime dans le ciel lumineux libéré des nuages. Et hop... quelques heures plus tard, 24, 26 ? peu nous importe... le temps ne compte plus et le soleil est là ! Le vent dans le dos, ça réveille le corps. En partance, les narines sentent, les lèvres s’entrouvrent et l’esprit pétille.

Merci le vent dans le dos ! Le thorax est souple et gonflé comme une voile déployée. Imperceptible ? C’est sûr, mais c’est là, dans l’escale inattendue. Le parfum d’un autre départ ?


Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.
Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.

Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.

Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.

Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.

« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».

Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».

Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.

François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.
« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.
Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.

La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».
Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.
Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.

Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.
La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».

L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Formation Hypnose et mouvement
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?


Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche

mercredi 30 août 2017 - 15:30
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°45 Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” » Mais souvent il y a aussi une grande confusion avec la sympathie ou encore la bienveillance. Prenons quelques lignes pour éclaircir nos esprits...

L’étymologie grecque du mot empathie peut facilement entraîner un contresens : εν ou em- : « dans, à l’intérieur », et πάθoς ou pathos : « souffrance, ce qui est éprouvé ». Ce terme a en fait été créé en allemand par Robert Vischer en 1872, c’est l’Einfühlung : « ressenti de l’intérieur ». Il désigne « le rapport qu’entretient un sujet avec une œuvre d’art, lui permettant d’accéder à son sens ».

Autrement dit, si vous êtes capable de contempler votre patient autant que vous le feriez devant une œuvre d’art, sans aucun jugement, mais une grande présence, alors apparaîtront de nombreuses perceptions que, par votre sens clinique, vous saurez retranscrire en propositions dans la séance d’hypnose. Ici commence, dans une complexe simplicité, l’empathie clinique...

Car passant de l’art à la philosophie, Theodor Lipps en 1903 affirme qu’un sujet est capable d’attribuer des sensations et des émotions aux autres, semblables aux siennes, à la seule reconnaissance de la forme. En somme l’expression corporelle d’un individu dans un état émotionnel déclencherait de façon spontanée ce même état émotionnel chez un observateur (ouvrant déjà la porte à l’idée des neurones miroirs, un siècle avant !).

Entrons dans le récit clinique de ce patient pour comprendre en quoi empathie et sympathie ne riment pas, et combien on peut apprendre de situations bien surprenantes. Je fais appel à votre sagacité et votre plus profonde tolérance pour lire ce récit qui pourra vous rendre sensible...

Un ami et collègue psychiatre m’adresse Monsieur Z., sans m’en dire mot, comme nous le faisons à l’accoutumée. Je vais à sa rencontre, et, entrant dans la salle d’attente, le premier mot qui me vient quand j’observe l’expression corporelle de cet homme est... puant. Non pas un jugement, entendons-nous bien, mais une perception clinique tout au plus, une intuition dans tout les cas. S’installant sans un mot de façon lascive, ou plutôt glissant de tout son long dans le fauteuil, il va m’exposer son histoire que je vous restitue en conservant les « propres » mots de ce patient :

- « Je viens vous voir car je pue. Quand je suis en contact avec des personnes qui m’incommodent, ça peut être n’importe où, voyez, je me mets à puer.
- Mais c’est-à-dire, vous transpirez ?
- Ah non, je pue la merde. C ’est comme si mes sphincters s’ouvraient, et je sens la merde.
En ces termes. Je sens que je mets les pieds dans un terrain glissant...

- Mais cette odeur est- elle perceptible ? En avez-vous des preuves ?
Erreur, dans le trouble, je remets en question sa plainte. Mais il me fallait explorer l’éventualité d’un délire psychotique.
- Bien sûr, je le vois, à leur attitude. Leur façon de faire. Ils s’éloignent. J’ai pas besoin de leur demander.
J’ai vu tous les psychiatres et thérapeutes. Ils me maintiennent bien dans mon problème, car je viens, je leur parle, depuis des années, je leur donne mon argent. Beaucoup. Car je suis très gentil, très docile.
Ma vie se résume à l’échec total. Je ne suis rien, mon travail ne m’intéresse pas, pourtant j’y ai beaucoup de pouvoir. Ma famille ne peut rien, ni personne, car je suis puant. Je suis le syndrome du putois, sans même avoir eu le génie d’être le premier à le décrire.
Et je souffre docteur, je souffre de ma profonde médiocrité. »

Près d’une heure de ses diatribes va s’écouler durant laquelle il vomit les relations où on abuse de lui, autant qu’il souligne n’avoir « n’avoir aucun intérêt pour quiconque, les trouvant désespérément nuls, encore plus que ma propre médiocrité à tout, dans cette tranquillité de merde dans laquelle je me vautre allègrement ».

Avachi dans le fauteuil et me fixant d’un air sordide, son attitude physique est glaçante. Il suscite le rejet, physiquement et moralement. Il cherche à m’attirer dans son mode de fonctionnement, dans une relation non thérapeutique mais perverse. Je suis déstabilisé. Il vient pour renforcer sa conviction d’être rejeté et mettre en échec le thérapeute. Le symptôme qu’il expose est tellement invraisemblable et dérangeant que je sens le piège de se focaliser dessus. Il aurait été aussi facile de le raccompagner à la porte que totalement inutile de lui proposer une quelconque induction « normale ». L’hypnose doit venir autrement, en faisant sortir de cette situation.



Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.

Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.
Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.
Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.

Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.

« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».
Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».
Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.

François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.

« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.
Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.
La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».
Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.

Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.

Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.
La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».

L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Formation Hypnose et mouvement
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?


Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem

mercredi 30 août 2017 - 15:30
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°45 Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine.

"François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal. François lui disait : « D’accord, peut-être qu’on me lit, mais je suis moins sûr que l’on me comprenne. » Il fallait donc un numéro spécial sur cette thématique pour approfondir les travaux de François Roustang et les transmettre.

Cinq thérapeutes qui ont croisé et fait quelques pas en la compagnie de François Roustang, ont écrit sur cette rencontre exceptionnelle qui a changé leur vie. Ils ont étudié, analysé et commenté les écrits de Roustang. Gageons que les lecteurs sauront y trouver une aide pour se changer eux-mêmes et mieux voir et entendre leurs patients.




Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.
Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.
Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.

Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.
Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.

« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».
Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».

Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.
François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.
« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.
Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.
La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».

Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.
Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.

Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.

La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».

L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Formation Hypnose et mouvement
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?



Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas

mercredi 30 août 2017 - 15:29
Humilité, transmission et partage d’expérience Par Régis Dumas, président du 10e Forum CFHTB Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves. C’est pour nous tous un geste d’unité qui fait force et qui va nous permettre d’activer dans l’échange de beaux et nouveaux projets.

En ces temps où l’hypnose dite de spectacle remplit des Zéniths... là où des sites Internet de tout poil se développent… qu’à la sortie des lycées de filles, proposer une séance « d’hypnose de trottoir » est devenu un bon plan drague... notre Forum prend une importance encore plus essentielle.

Nous tous, professionnels de santé, toutes spécialités confondues, devons saisir cette occasion pour envoyer un message et un geste éthique et de responsabilité. Ne manquons pas ce rendez-vous important.
Le merveilleux film sur la vie d’Erickson, « Wizard of the desert » (« Le sorcier du désert »), sera présenté le jeudi 11 mai en soirée, au grand public et aux médias. Il y aura un débat et ce sera un beau moment d’échanges et d’informations sur notre travail et son cadre éthique.

Un parcours d’initiation est mis en place et nous nous réjouissons d’accueillir de nouveaux participants qui vont découvrir cet outil merveilleux en participant à des ateliers pratiques. Nous saurons les guider et les accompagner.
Près de 200 conférenciers vont se relayer au cours de 37 ateliers pratiques, 26 tables rondes autour d’un thème, avec un temps d’échange digne d’un vrai forum !

Au cours des cinq plénières, les spécialistes et experts invités vont actualiser nos connaissances sur les neurosciences et leurs applications, l’éthique dans notre pratique, la relation thérapeutique, avec des moments « d’hypno-ésie », d’émotion, de vie et de méditation hypnotique…

La diversité et la créativité sont présentes dans toutes vos communications et les lire a été déjà pour moi un réel plaisir. Une des plus surprenantes, but not the least... propose un temps de silence ! Minimaliste me direz-vous... peut-être, mais pas que... Ce silence que j’ose parfois pratiquer en consultation... si mobilisateur et riche en surprises, m’a ramené aux propos si justes de François Roustang quand il nous recommande de « savoir attendre pour que la vie change… laissez s’opérer le changement... dans l’indifférence au succès... en laissant la souffrance prendre sa place... cessez de réfléchir... laissez se faire... dans le sentir... ».
Moi qui fonctionne en « cerveau mosaïque » ou en « pensée arborescente », pour reprendre le thème d’un atelier très original qui sera proposé au cours du Forum, les propos si justes de François Roustang me renvoient plus pour ne se fier qu’à sa seule intuition !
Etre « cheval et non cavalier », comme nous dirait le Pr Roland Jouvent, auteur de ce merveilleux livre Le cerveau magicien, et qui nous fera l’honneur de sa présence lors du Forum.

N’étant plus un poussin de l’année, j’ai eu, curiosité aidant, un des avantages des « mosaïques », l’occasion de participer à pas mal de congrès, et la chance d’entendre le meilleur mais aussi plus rarement le cocasse… voire être présent là où un corbeau croasse…
Lors de ce Forum, nous allons nous attacher à accompagner, car ils nous touchent, tous ceux qui pour la première fois vont rapporter et transmettre une expérience.


Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.

Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.

Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.

Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.

Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.

« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».

Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».

Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.

François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.


« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.

Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.

La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».


Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.

Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.

Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.

La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».

L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
 
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Formation Hypnose et mouvement
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?


Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen

lundi 7 août 2017 - 16:03
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°44 Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif.

Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.

Se dissocier, « se retirer » de son corps, est un processus naturel utile dans le cas de traumatismes, de douleurs notamment, car en effet ce processus permet de se protéger et/ou parfois de conserver ses capacités d’action. Cependant, rester dans cet état de dissociation entraîne le retrait de son corps, de soi, et de ce fait coupe de toutes les informations qui sont envoyées par les systèmes complexes du corps.

Le thérapeute peut ainsi lors des premières consultations avoir en tête d’explorer dans quel état arrive le patient. Est-il naturellement associé ou dissocié de son corps ? Sent-il les informations qui naturellement lui sont adressées par son corps ?

Je vous propose d’examiner cet aspect et de rester dans le thème de notre dossier thématique : les troubles alimentaires. Ainsi, lors de la première rencontre, le thérapeute explore le monde du patient. Il pose alors des questions visant à comprendre l’autre et la façon dont son monde fonctionne : ses croyances, ses habitudes. Lors de cet échange, la personne en face de lui, venue demander de l’aide, réalise par elle-même des choses. Par exemple, lorsque le thérapeute demande : « à quel moment mangez-vous ? », et que la réponse est : « lorsque c’est l’heure », « lorsqu’il est midi ou à 20 h précises », « lorsque mes collègues, amis, famille passent à table », « lorsque je passe devant un truc qui me donne envie »... le thérapeute peut s’étonner : « OK, donc vous mangez lorsque les autres se nourrissent ou ont faim ou lorsqu’il est une heure convenue, est-ce bien cela ? ». Cette simple intervention agit comme un recadrage et fait réaliser au consultant ses erreurs. Le thérapeute peut aller plus loin et demander : « Qu’est-ce que vous venez de réaliser là ? » Cette réponse permet également au thérapeute d’entendre que la personne n’est pas à l’écoute d’elle-même ; à l’écoute des signaux adressés par son corps. Ainsi le thérapeute continue : « A quoi sentez-vous habituellement que vous avez faim ? » ; « heu... si c’est l’heure... si j’ai envie... ». Ce genre de formulations aboutit au constat que la personne est dissociée. Quelqu’un d’associé à ses sensations aurait dit, par exemple : « Je ne mange que si mon corps a faim. » Et le thérapeute de poursuivre plus loin : « D’accord, et à quels signaux sentez-vous que votre corps a faim » ; « j’ai besoin de manger et je sens mon ventre qui gargouille et je ressens une baisse de la vigilance, et il m’arrive même d’avoir mal à la tête. » Dans ces cas-là alors, on sait par les réponses formulées que la personne est associée, attentive à ses sensations.

En résumé, on peut dire que la pensée peut être dissociante lorsque notamment elle reste dans des représentations coupant alors la personne de ses perceptions.

De la même façon, le thérapeute peut explorer dans quelles situations la personne mange. Si la réponse proposée est une de celles-ci : « Lorsque j’ai peur, lorsque je suis au téléphone, lorsque je suis en colère, que je suis contrariée, lorsqu’il y a du monde, lorsque j’ai le spleen... » On entend que la personne utilise la nourriture dans un but différent de celui de nourrir son corps.

Ainsi à la façon des thérapies brèves, nous allons proposer, en fonction des situations évoquées par la personne accompagnée, différentes solutions alternatives adaptées au contexte. Il s’agit en effet de manger si le corps a faim. Manger dans un autre contexte, un contexte émotionnel, par exemple, alors que le corps n’a pas faim, serait manger de façon erronée et s’éloigner (se dissocier) encore davantage de son corps. Et donc, amplifier la dissociation.

Comment réassocier ? Voici un exemple de séance d’hypnose possible...

Induire de la façon choisie et adaptée au patient.

« Je vous invite à sentir les sensations présentes dans vos pieds. Et sentir simplement les parties lourdes et les parties légères... Sentez-vous déjà les zones fraîches et les zones plus chaudes ? Il se peut que vous sentiez des fourmillements, du tiraillement... Je vous invite à sentir des zones où il n’y a peut-être aucune sensation... très, très bien... Et vous laissez remonter votre attention dans les chevilles, la cheville gauche, la cheville droite... et je me demande ce que vous sentez, je ne sais pas... Seul vous savez et vous sentez bien ce que vous sentez... fourmillements, chaleur, fraîcheur, lourdeur, légèreté... absence de sensations, ce qui est déjà une sensation... Puis vous laissez remonter votre attention dans les mollets et les genoux et continuez de faire ce que vous savez faire : rien, rien d’autre que d’être attentif à la façon dont votre corps est vivant maintenant en sentant les sensations présentes... Vous continuez de ne rien faire et vous sentez ce qui est présent dans le haut des jambes et le bassin. Sans juger, sans interpréter... juste sentir la façon dont vous sentez votre corps vivant maintenant... les sensations... intérieurement vous faites l’inventaire des sensations de vie là maintenant. Si des pensées de jugement ou d’interprétation se présentent, vous les laissez passer à la façon dont on observe un nuage qui passe dans le ciel... Vous laissez encore remonter votre attention dans la sphère digestive et respiratoire... et vous accueillez les sensations présentes dans ces zones. Vous sentez votre rythme respiratoire. Ne changez rien, ne modifiez rien... juste sentir... Vous sentez l’air qui entre et l’air qui sort... est-ce que vous sentez déjà la différence de température entre l’air qui entre qui est plus frais et l’air qui sort : plus chaud ? Peut-être pas... et ça n’a pas vraiment d’importance... la seule chose importante est de sentir la façon dont vous sentez maintenant... il se peut que vous sentiez peut-être déjà une densité différente comme si vous vous étiez enfoncé dans le fauteuil ou peut-être pas... vous sentez ce que vous sentez et c’est très bien comme ça...

Je vous invite à laisser remonter votre attention dans les épaules, les bras, les avant-bras, les mains jusqu’au bout des doigts et sentir simplement ce qui est présent... vous sentez toutes ces sensations de vie qui vous indiquent la façon dont votre corps est vivant maintenant... les points d’appui, de contact... sentez-vous que les zones en contact avec d’autres zones de votre corps sont plus chaudes ? Et vous continuez de ne rien faire... plus vous ne faites rien, mieux vous sentez votre vie vivante... telle qu’elle est vivante... la façon dont votre vie se déroule là maintenant... vous laissez votre attention remonter encore dans tout ce qui est en arrière, votre dos et sentez les zones sacrées, lombaire, dorsale et cervicale, avec les sensations que vous sentez... Ne jugez pas, n’interprétez pas, juste accueillir les sensations, la façon de votre corps est vivant maintenant... Vous laissez remonter votre attention dans l’arrière de la tête, le cuir chevelu et vous sentez ce que vous sentez... Vous sentez votre front, vos sourcils... Très, très bien... Les yeux derrière les paupières, les joues... Vous sentez même la langue dans la bouche, les papilles, les mâchoires... les lèvres...

Vous laissez votre corps profiter de cette nouvelle façon d’être... et vous laissez votre corps automatiser les choses utiles... faire ses réglages fins... c’est très bien... et lorsque vous aurez bien intégré tout ce qui est utile, vous pouvez vous appuyer sur une, deux ou trois profondes respirations et laissez vos yeux se réouvrir...

A la fin de la séance, je vous propose de questionner la personne accompagnée et de lui demander ce qu’elle ressent. Question difficile car la plupart du temps les personnes répondent : « Je pense que... » Poser cette question : « que sentez-vous là maintenant dans vos pieds, vos jambes ? que sentez-vous dans le haut du corps ? », replonge la personne accompagnée dans l’état hypnotique et les réassocie. Ensuite, le thérapeute écoute et accueille les sensations évoquées par la personne. Il peut poursuivre le questionnement et lui demander en quoi ces sensations sont utiles e/ou qu’est-ce que ces sensations lui racontent là maintenant.


Des étoiles pour nous guider. Sophie Cohen
Chères lectrices et chers lecteurs, Comme vous le savez certainement, le monde de l’hypnose vient de perdre l’une de ses grandes figures en la personne de François Roustang. Il a été l’un des grands « penseurs » de l’hypnose. Il a en particulier cherché à définir et comprendre ce qui se déroulait dans une rencontre et lors d’une séance. Nous lirons l’hommage de Jean-Marc Benhaiem, son ami et disciple.
Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur
Une nécessité pour notre XXIe siècle. Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné. 

Les suggestions directes. Dr Dominique Megglé
Qu’en pense le Docteur Erickson ? Dominique Megglé a fait un vrai travail de recherches dans tous les livres et articles d’Erickson. Il développe sa pensée qu’il avait déjà en partie évoquée dans le numéro 30 de notre Revue. Des échanges avec des spécialistes ont invité Dominique Megglé à réaliser davantage de recherches. 

Anorexie/boulimie : véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos
Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes. Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ».
Anorexie : du symptôme aux processus. Dr Bruno Dubos
L’anorexie et la boulimie sont un véritable défi pour les thérapeutes. Mais plutôt que de parler d’anorexie ou de boulimie, il convient de prendre en compte qu’il s’agit de patientes, adolescentes ou moins jeunes qui viennent dans nos cabinets de consultation avec ce symptôme. La réputation de ces problèmes est particulière, renforcée il est vrai par nos expériences en thérapie avec ces patientes.

La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen
Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif. Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.
Thérapie du couple parental. Dr Patrice CHARBONNEL
L’anorexie mentale est une pathologie essentiellement féminine qui se révèle le plus souvent juste après la puberté. Ce trouble des conduites alimentaires associe des symptômes de comportements nutritionnels (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois ou années, éviction de certains aliments, phases boulimiques) et somatiques (aménorrhée, arrêt de la croissance chez l’adolescente) à des symptômes psychologiques (perception déformée de son corps et en particulier de sa maigreur, peur de grossir, besoin de contrôle sur le corps, obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel, régression en âge émotionnel).
Des étoiles pour guide. Sophie Cohen
Des étoiles... des stars... en anglais... des personnes... des personnes de passage avec une présence merveilleuse... comme ça, une chaleur offerte à ce moment-là...
Au bon moment... Des personnes comme de petites ou de grandes étoiles... Etoiles qui clignotent dans le ciel dont la lumière éclaire les larmes de joie qui ruissellent sur nos visages... Qui n’a pas pleuré sous un ciel étoilé ? Qui ne s’est pas ému devant la fragilité de nos vies ?
Les champs du possible. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons de nous interroger sur la façon dont l’hypnose amène à réinstaller un mouvement dans la vie du patient. Et enrichissons-nous de prolonger la réflexion : n’appartient-il pas déjà au thérapeute d’être dans son mouvement et s’autoriser à ne plus savoir pour entrer dans la créativité thérapeutique ? Autant que deux danseurs, le thérapeute serait alors celui qui ouvre le premier pas à l’aide d’une suggestion, autant que d’une main il invite son partenaire à s’avancer.
Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts
Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch.
Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ? Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même.
Livres en bouche. Dr Grégory Lambrette
Compte-rendu. Voilà qu’à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre 2015 est arrivé sur les étagères de nos librairies non pas un, mais deux ouvrages signés de la main de Giorgio Nardone, l’une des figures de proue les plus actives et créatives du modèle stratégique en psychothérapie. On le sait, Nardone cultive depuis plusieurs décennies maintenant un art du changement consistant à trouver des solutions simples aux problèmes insolubles comme il le qualifie lui-même.
Colloque « L’œuvre de François Roustang ». Dr Grégory Tosti
Le 23 novembre 2016, François Roustang s’est éteint à l’âge de 93 ans. Psychanalyste dissident, philosophe, hypnothérapeute, écrivain, cet ancien jésuite a bouleversé la pratique et la compréhension de l’hypnose et a créé en 1996, avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM) ; association qui donna le jour au premier Diplôme universitaire d’hypnose médicale en 2001.
Recherches: les applications. Dr Lauriane Bordenave et Dr Adrian Chaboche
La neurochirurgie éveillée est un mythe qu’on agite souvent lorsqu’on parle d’hypnose au bloc opératoire. Sauf qu’il s’agit d’une réalité. La preuve avec cette belle série française. Les glioblastomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales malignes infiltrantes, et le défi de la chirurgie est de trouver le meilleur compromis entre l’exérèse la plus complète possible et la préservation des tissus sains adjacents. Pour ce faire, certaines équipes réalisent des craniotomies sur des patients éveillés.
Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem
Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique. Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre. François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Anorexie, boulimie: véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos

lundi 7 août 2017 - 16:03
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°44 Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes.

Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ». Dans le même temps, j’ai pris conscience que beaucoup de thérapeutes qui travaillent sur le sujet revendiquent le caractère « nouveau » de leurs approches.

Les efforts semblent actuellement se porter sur la recherche des causes. Connaître les causes d’un problème est le moyen le plus sûr de pouvoir le traiter. Cela fait partie de notre « culture médicale et psychologique ».

Ainsi les théories sur l’anorexie et la boulimie se multiplient en profitant des progrès de la recherche fondamentale. A côté des approches psychologiques, comportementales, sociologiques, systémiques des cinquante dernières années, des « nouvelles » hypothèses voient le jour : neurobiologiques et génétiques, entre autres. D’autres chercheurs re-définissent l’anorexie et la boulimie sous l’angle de l’addiction...


BRUNO DUBOS
Médecin psychiatre à Rennes, Bruno Dubos travaille avec l’hypnose ericksonienne, les thérapies brèves et les thérapies systémiques depuis 1991. Formateur superviseur, il développe des stratégies thérapeutiques concernant les troubles des conduites alimentaires depuis plus de quinze ans. Ses travaux ont fait l’objet de plusieurs communications dans les congrès européens, ainsi que des publications dans des revues spécialisées. Il est l’auteur d’un livre sur les troubles des conduites alimentaires. Il travaille en collaboration avec des établissements hospitaliers dans le cadre du suivi de patients souffrant de troubles des conduites alimentaires ainsi qu’en post-chirurgie bariatrique.


Des étoiles pour nous guider. Sophie Cohen
Chères lectrices et chers lecteurs, Comme vous le savez certainement, le monde de l’hypnose vient de perdre l’une de ses grandes figures en la personne de François Roustang. Il a été l’un des grands « penseurs » de l’hypnose. Il a en particulier cherché à définir et comprendre ce qui se déroulait dans une rencontre et lors d’une séance. Nous lirons l’hommage de Jean-Marc Benhaiem, son ami et disciple.
Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur
Une nécessité pour notre XXIe siècle. Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné. 

Les suggestions directes. Dr Dominique Megglé
Qu’en pense le Docteur Erickson ? Dominique Megglé a fait un vrai travail de recherches dans tous les livres et articles d’Erickson. Il développe sa pensée qu’il avait déjà en partie évoquée dans le numéro 30 de notre Revue. Des échanges avec des spécialistes ont invité Dominique Megglé à réaliser davantage de recherches. 

Anorexie/boulimie : véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos
Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes. Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ».
Anorexie : du symptôme aux processus. Dr Bruno Dubos
L’anorexie et la boulimie sont un véritable défi pour les thérapeutes. Mais plutôt que de parler d’anorexie ou de boulimie, il convient de prendre en compte qu’il s’agit de patientes, adolescentes ou moins jeunes qui viennent dans nos cabinets de consultation avec ce symptôme. La réputation de ces problèmes est particulière, renforcée il est vrai par nos expériences en thérapie avec ces patientes.
La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen
Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif. Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.
Thérapie du couple parental. Dr Patrice CHARBONNEL
L’anorexie mentale est une pathologie essentiellement féminine qui se révèle le plus souvent juste après la puberté. Ce trouble des conduites alimentaires associe des symptômes de comportements nutritionnels (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois ou années, éviction de certains aliments, phases boulimiques) et somatiques (aménorrhée, arrêt de la croissance chez l’adolescente) à des symptômes psychologiques (perception déformée de son corps et en particulier de sa maigreur, peur de grossir, besoin de contrôle sur le corps, obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel, régression en âge émotionnel).
« Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire… » Dr Stefano Colombo
Frédéric venait de poser son téléphone. Après d’innombrables hésitations, il avait pris la décision de consulter un thérapeute. Cela faisait un bon moment que son épouse insistait pour qu’« il voit quelqu’un ». « Ça te fera du bien, précisait-elle, on ne peut pas continuer ainsi. » Il en avait conscience. Il partageait l’avis de sa femme tout en se questionnant sur l’efficacité d’une telle démarche.
Des étoiles pour guide. Sophie Cohen
Des étoiles... des stars... en anglais... des personnes... des personnes de passage avec une présence merveilleuse... comme ça, une chaleur offerte à ce moment-là...
Au bon moment... Des personnes comme de petites ou de grandes étoiles... Etoiles qui clignotent dans le ciel dont la lumière éclaire les larmes de joie qui ruissellent sur nos visages... Qui n’a pas pleuré sous un ciel étoilé ? Qui ne s’est pas ému devant la fragilité de nos vies ?
Les champs du possible. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons de nous interroger sur la façon dont l’hypnose amène à réinstaller un mouvement dans la vie du patient. Et enrichissons-nous de prolonger la réflexion : n’appartient-il pas déjà au thérapeute d’être dans son mouvement et s’autoriser à ne plus savoir pour entrer dans la créativité thérapeutique ? Autant que deux danseurs, le thérapeute serait alors celui qui ouvre le premier pas à l’aide d’une suggestion, autant que d’une main il invite son partenaire à s’avancer.
Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts
Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch.
Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ? Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même.
Livres en bouche. Dr Grégory Lambrette
Compte-rendu. Voilà qu’à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre 2015 est arrivé sur les étagères de nos librairies non pas un, mais deux ouvrages signés de la main de Giorgio Nardone, l’une des figures de proue les plus actives et créatives du modèle stratégique en psychothérapie. On le sait, Nardone cultive depuis plusieurs décennies maintenant un art du changement consistant à trouver des solutions simples aux problèmes insolubles comme il le qualifie lui-même.
Colloque « L’œuvre de François Roustang ». Dr Grégory Tosti
Le 23 novembre 2016, François Roustang s’est éteint à l’âge de 93 ans. Psychanalyste dissident, philosophe, hypnothérapeute, écrivain, cet ancien jésuite a bouleversé la pratique et la compréhension de l’hypnose et a créé en 1996, avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM) ; association qui donna le jour au premier Diplôme universitaire d’hypnose médicale en 2001.
Recherches: les applications. Dr Lauriane Bordenave et Dr Adrian Chaboche
La neurochirurgie éveillée est un mythe qu’on agite souvent lorsqu’on parle d’hypnose au bloc opératoire. Sauf qu’il s’agit d’une réalité. La preuve avec cette belle série française. Les glioblastomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales malignes infiltrantes, et le défi de la chirurgie est de trouver le meilleur compromis entre l’exérèse la plus complète possible et la préservation des tissus sains adjacents. Pour ce faire, certaines équipes réalisent des craniotomies sur des patients éveillés.
Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem
Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique. Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre. François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem

lundi 7 août 2017 - 16:02
Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°44 Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique.

Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre.

François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.

Combien d’appels téléphoniques et de rendez-vous pour affiner une présentation, pour reprendre une définition, pour décider du thème d’un colloque ?...

Je lui resterai à jamais reconnaissant pour l’amitié et la patience qu’il a manifestées à mon égard. Je n’avais jamais rencontré d’être aussi généreux de son savoir et de son temps. Le plaisir de la recherche, de la réflexion, nous a réunis.

Il nous laisse son œuvre, considérable, une source d’études qui a bouleversé la connaissance autour du soin et de la prise en charge de la souffrance. Il est un maître que j’ai plaisir à suivre.

Nous avons tous une profonde gratitude à son égard.

Je lui rends visite. Il est allongé sur ce lit d’hôpital, ne pouvant plus manger et à peine boire. Je lui demande, prudemment, s’il est tranquille avec cette échéance qui se rapproche :
« J.-M.B. : Tu as accepté de partir ?
- F.R. : Je ne veux pas manquer cette occasion.
- J.-M.B. : Tu as peur ?
- F.R. : Je ne pense rien à ce sujet. Je n’ai pas peur. Je suis une goutte d’eau qui tombe dans l’océan. L’océan m’intéresse ; je rejoins cette immensité. Je ne cherche pas à me rassurer par une croyance. Je vais me dissoudre et m’éparpiller.
- J.-M.B. : On imagine toujours qu’il y a une distance entre une acceptation théorique et notre réaction devant la réalité, quand elle se présente.
- F.R. : Pas pour moi. Ce que je pense est exactement ce que je ressens.
- J.-M.B. : Tout ton travail depuis des années est orienté dans ce sens. Donc je ne suis pas étonné de ce que tu dis.
Il acquiesce d’un hochement de tête. Et poursuit :
- F.R. : Et arrête de t’inquiéter pour moi ! » Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique.

Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre.

François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.

Combien d’appels téléphoniques et de rendez-vous pour affiner une présentation, pour reprendre une définition, pour décider du thème d’un colloque ?...

Je lui resterai à jamais reconnaissant pour l’amitié et la patience qu’il a manifestées à mon égard. Je n’avais jamais rencontré d’être aussi généreux de son savoir et de son temps. Le plaisir de la recherche, de la réflexion, nous a réunis.

Il nous laisse son œuvre, considérable, une source d’études qui a bouleversé la connaissance autour du soin et de la prise en charge de la souffrance. Il est un maître que j’ai plaisir à suivre.

Nous avons tous une profonde gratitude à son égard.

Je lui rends visite. Il est allongé sur ce lit d’hôpital, ne pouvant plus manger et à peine boire. Je lui demande, prudemment, s’il est tranquille avec cette échéance qui se rapproche :
« J.-M.B. : Tu as accepté de partir ?
- F.R. : Je ne veux pas manquer cette occasion.
- J.-M.B. : Tu as peur ?
- F.R. : Je ne pense rien à ce sujet. Je n’ai pas peur. Je suis une goutte d’eau qui tombe dans l’océan. L’océan m’intéresse ; je rejoins cette immensité. Je ne cherche pas à me rassurer par une croyance. Je vais me dissoudre et m’éparpiller.
- J.-M.B. : On imagine toujours qu’il y a une distance entre une acceptation théorique et notre réaction devant la réalité, quand elle se présente.
- F.R. : Pas pour moi. Ce que je pense est exactement ce que je ressens.
- J.-M.B. : Tout ton travail depuis des années est orienté dans ce sens. Donc je ne suis pas étonné de ce que tu dis.
Il acquiesce d’un hochement de tête. Et poursuit :
- F.R. : Et arrête de t’inquiéter pour moi ! » 

Des étoiles pour nous guider. Sophie Cohen
Chères lectrices et chers lecteurs, Comme vous le savez certainement, le monde de l’hypnose vient de perdre l’une de ses grandes figures en la personne de François Roustang. Il a été l’un des grands « penseurs » de l’hypnose. Il a en particulier cherché à définir et comprendre ce qui se déroulait dans une rencontre et lors d’une séance. Nous lirons l’hommage de Jean-Marc Benhaiem, son ami et disciple.
Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur
Une nécessité pour notre XXIe siècle. Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné. 

Les suggestions directes. Dr Dominique Megglé
Qu’en pense le Docteur Erickson ? Dominique Megglé a fait un vrai travail de recherches dans tous les livres et articles d’Erickson. Il développe sa pensée qu’il avait déjà en partie évoquée dans le numéro 30 de notre Revue. Des échanges avec des spécialistes ont invité Dominique Megglé à réaliser davantage de recherches. 

Anorexie/boulimie : véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos
Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes. Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ».
Anorexie : du symptôme aux processus. Dr Bruno Dubos
L’anorexie et la boulimie sont un véritable défi pour les thérapeutes. Mais plutôt que de parler d’anorexie ou de boulimie, il convient de prendre en compte qu’il s’agit de patientes, adolescentes ou moins jeunes qui viennent dans nos cabinets de consultation avec ce symptôme. La réputation de ces problèmes est particulière, renforcée il est vrai par nos expériences en thérapie avec ces patientes.
La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen
Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif. Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.
Thérapie du couple parental. Dr Patrice CHARBONNEL
L’anorexie mentale est une pathologie essentiellement féminine qui se révèle le plus souvent juste après la puberté. Ce trouble des conduites alimentaires associe des symptômes de comportements nutritionnels (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois ou années, éviction de certains aliments, phases boulimiques) et somatiques (aménorrhée, arrêt de la croissance chez l’adolescente) à des symptômes psychologiques (perception déformée de son corps et en particulier de sa maigreur, peur de grossir, besoin de contrôle sur le corps, obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel, régression en âge émotionnel).
« Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire… » Dr Stefano Colombo
Frédéric venait de poser son téléphone. Après d’innombrables hésitations, il avait pris la décision de consulter un thérapeute. Cela faisait un bon moment que son épouse insistait pour qu’« il voit quelqu’un ». « Ça te fera du bien, précisait-elle, on ne peut pas continuer ainsi. » Il en avait conscience. Il partageait l’avis de sa femme tout en se questionnant sur l’efficacité d’une telle démarche.
Des étoiles pour guide. Sophie Cohen
Des étoiles... des stars... en anglais... des personnes... des personnes de passage avec une présence merveilleuse... comme ça, une chaleur offerte à ce moment-là...
Au bon moment... Des personnes comme de petites ou de grandes étoiles... Etoiles qui clignotent dans le ciel dont la lumière éclaire les larmes de joie qui ruissellent sur nos visages... Qui n’a pas pleuré sous un ciel étoilé ? Qui ne s’est pas ému devant la fragilité de nos vies ?
Les champs du possible. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons de nous interroger sur la façon dont l’hypnose amène à réinstaller un mouvement dans la vie du patient. Et enrichissons-nous de prolonger la réflexion : n’appartient-il pas déjà au thérapeute d’être dans son mouvement et s’autoriser à ne plus savoir pour entrer dans la créativité thérapeutique ? Autant que deux danseurs, le thérapeute serait alors celui qui ouvre le premier pas à l’aide d’une suggestion, autant que d’une main il invite son partenaire à s’avancer.
Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts
Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch.
Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ? Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même.
Livres en bouche. Dr Grégory Lambrette
Compte-rendu. Voilà qu’à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre 2015 est arrivé sur les étagères de nos librairies non pas un, mais deux ouvrages signés de la main de Giorgio Nardone, l’une des figures de proue les plus actives et créatives du modèle stratégique en psychothérapie. On le sait, Nardone cultive depuis plusieurs décennies maintenant un art du changement consistant à trouver des solutions simples aux problèmes insolubles comme il le qualifie lui-même.
Colloque « L’œuvre de François Roustang ». Dr Grégory Tosti
Le 23 novembre 2016, François Roustang s’est éteint à l’âge de 93 ans. Psychanalyste dissident, philosophe, hypnothérapeute, écrivain, cet ancien jésuite a bouleversé la pratique et la compréhension de l’hypnose et a créé en 1996, avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM) ; association qui donna le jour au premier Diplôme universitaire d’hypnose médicale en 2001.
Recherches: les applications. Dr Lauriane Bordenave et Dr Adrian Chaboche
La neurochirurgie éveillée est un mythe qu’on agite souvent lorsqu’on parle d’hypnose au bloc opératoire. Sauf qu’il s’agit d’une réalité. La preuve avec cette belle série française. Les glioblastomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales malignes infiltrantes, et le défi de la chirurgie est de trouver le meilleur compromis entre l’exérèse la plus complète possible et la préservation des tissus sains adjacents. Pour ce faire, certaines équipes réalisent des craniotomies sur des patients éveillés.
Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem
Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique. Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre. François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.
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Hypnose Paris. Valérie TOUATI-GROSS. 75011 et 75012

vendredi 21 juillet 2017 - 01:44
2 cabinets: Paris 12 et 11 - Ostéopathe DO.

- Hypnothérapeute, Certifiée en Hypnose Ericksonienne par le CHTIP, Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.

- Spécialisée sur les troubles de la fertilité, PMA et FIV.
Maternité, grossesse, , femme enceinte, infécondité

- Traitement du Stress Post-Traumatique (EMDR-IMO)

- Traitement de la Douleur Physique et Psychique

Exerce dans ses 2 cabinets parisiens:

Cabinet d'Hypnose & Thérapies Brèves Paris 12
218, rue du Faubourg Saint-Antoine
75012 Paris
01.42.71.60.87



Cabinet d'Hypnose & Thérapies Brèves Paris 11
41, rue Oberkampf
75011 Paris
01.42.71.60.87
Consultations le Vendredi


Sites Internet: Hypnose et Ostéopathie

Hypnose Thérapeutique





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Hypnose, Douleur et Conscience. Interview du Pr. Faymonville par Theo Chaumeil

jeudi 20 juillet 2017 - 10:47
Au cours de cette interview réalisée au congrès 2017 de la CFHTB à Clermont-Ferrand, le Professeur Marie-Elisabeth Faymonville nous parle d’hypnose, de douleur et de conscience. Marie-Elisabeth Faymonville est Professeur de médecine anesthésiste de formation et actuellement chef de service en algologie et soin palliatif à Liège (Belgique). Elle exerce aussi en qualité de chercheuse depuis de nombreuses années. Actuellement dans l’équipe du GIGA (Centre d’Étude de l’Hypnose et de la Douleur) elle explore le fonctionnement du cerveau.
L’hypnose et la recherche scientifique Le Professeur Faymonville insiste sur l’importance et la nécessité de mener des recherches scientifiques dans le domaine de l’hypnose afin de donner plus de crédit à cet outil.

Selon elle, les recherches cliniques menées jusqu’à présent souffrent de carences méthodologiques auxquelles il est nécessaire de palier. Il est primordial de mettre en place des groupes contrôles, de faire des essais cliniques randomisés, d’utiliser des critères de recherche adaptés, etc.

Il est nécessaire d’investiguer les différentes possibilités qu’offrent l’hypnose en tant que processus de conscience modifiée et de mieux comprendre de nombreux phénomènes : le sentiment de dissociation, les modifications sensorielles qui surviennent durant l’hypnose, la modulation de la perception de la douleur, les phénomènes d’hallucinations visuelles, auditives, kinesthésiques, etc.

Le défi de la recherche scientifique reste encore de découvrir les corrélats neurophysiologiques rattachés à ces processus.

L’hypnose et douleur chronique L’hypnose est selon le Professeur Faymonville un excellent outil pour aider les patients à gérer leur douleur.

Poser un diagnostic clair et précis de la situation du patient et de a problématique douloureuse correspond à la première étape de ce processus.
Les patients souffrants de douleur chronique (ou persistantes) sont généralement figés (malgré eux) dans leur vie quotidienne. C’est la douleur qui dirige leur vie…

Il est alors important pour les soignants de devenir « partenaire » avec le patient et de développer une alliance et une adhésion thérapeutique solide.
Grâce à cela, le patient va pouvoir comprendre qu’il peut utiliser ses propres ressources pour gérer sa douleur et que l’hypnose est un talent qu’il possède.
L’hypnose est un outil motivant pour le patient qui lui permet d’apprendre à gérer sa douleur. Il est d’autant plus intéressant que les moyens pharmacologiques actuels, les techniques infiltratives ainsi que la chirurgie restent des outils encore limités en termes de résultats.

Utiliser l’hypnose permet de développer la notion « d’empowerment » chez le patient. Il se sent plus valoriser d’arriver à gérer et de reprendre du contrôle sur sa vie.

Patient doit devenir partenaire du soin, se responsabiliser, s’autonomiser, utiliser l’outil qu’est l’hypnose.

Les directions futures de la recherche en hypnose Comprendre davantage la conscience de soi ainsi que les mécanismes qui peuvent la perturber est une direction future de recherche. Les pathologies comme le « neglect syndrom » ou encore l’algodystrophie qui mènent des impotences fonctionnelles majeures sont des pistes à explorer.

Mieux comprendre les potentialités de notre cerveau nous permettra sans doute de nous aider à vivre mieux avec les problématiques de santé que la vie nous amène…


Théo Chaumeil enseigne au CHTIP, Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris : www.formation-hypnose.com et en Hypnose Médicale www.hypnose-medicale.fr


Assure la formation en Hypnose et Douleur à l'Institut Hypnotim de Marseille
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Facteurs de réussite de l'hypnose lors de soins différés: la place des techniques d’ancrage

jeudi 20 juillet 2017 - 10:29
Dr Jacqueline PAYRE, Médecin anesthesiste reanimateur Lyon CO-AUTEURS : Bruno DECORET Forum Hypnose et Thérapies Brèves de Clermont-Ferrand, Mai 2017. Formation en hypnose. Vendredi 12 Mai 2017 – 9h - 10h30 Atelier pratique OBJECTIFS :
partage d' experiences .
pratique d'exercices dissociatifs favorisant l'autonomie du sujet.

CONTENU : Definir des techniques d'ancrage personnalisées d'après le retour de patients ayant bénéficié de soins itératifs , bilans médicaux , chirurgie , radiotherapie .

Analyser pour mieux les comprendre les echecs, les insuffisances .
Proposer une reflexion sur des pistes d'amélioration , afin de mieux personnaliser la relation therapeutique.

Principes d'autonomie et d'auto hypnose
Un résumé de notre travail sera remis aux participants de l'atelier.
MOTS CLES : ancrage et accordage - relation thérapeutique - auto hypnose

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L'hypnose une activation sécurisée du hors soi. Dr Luc FARCY

jeudi 20 juillet 2017 - 10:28
Dr Luc FARCY, Psychiatre Nimes Forum Hypnose et Thérapies Brèves de Clermont-Ferrand, Mai 2017. Formation en hypnose. Vendredi 12 Mai 2017 – 9h - 10h30 Atelier pratique OBJECTIFS : permettre à chacun, dans sa pratique du soin, d’injecter du temps temps.
Apprendre à saisir les moments opportuns de la création thérapeutique.

CONTENU : La colère, une situation nouvelle surprenante, une œuvre d'une beauté saisissante sont des occasions d'être quelques secondes dans le temps Kairos, suspendu hors de soi. Ce moment où tout peut se réécrire en bien ou en pas bien.
Le moment d'induire les conditions d'une guérison ou le moment de construire un symptôme.

L’hypnose est une activation sécurisée de ce temps hors de soi.
La sécurité y est essentielle.
L’accordage affectif, le lieu sûr, la qualité relationnelle, la clarté des objectifs, la posture bienveillante, la disponibilité à la surprise et à l'inattendu sont les conditions de cette sécurité.
Au décours de cet atelier, nous découvrirons les spécificités du Kairos, nous mettrons en place les conditions sécurisantes, nous expérimenterons la construction d'un symptôme et sa résolution.

EN CAS DE PROPOSITION D’ATELIER, DETAILS : creation de l'accordage: exercices des balles de tennis.
création et vérification du "lieu sûr."
la lévitation comme expérience du hors soi

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Deuil et technique hypnotique de base : « le cimetière intérieur ». Dr Claude VIROT

jeudi 20 juillet 2017 - 10:27
Dr Claude VIROT Psychiatre - Directeur de l’Institut Emergences Rennes Forum Hypnose et Thérapies Brèves de Clermont-Ferrand, Mai 2017. Formation en hypnose. Vendredi 12 Mai 2017 – 9h - 10h30 Atelier clinique OBJECTIFS :
1. Description du monde des vivants et du monde des morts
2. Evaluer une bonne relation entre les vivants et leurs morts
3. Dissocier le monde des vivants et le monde des morts

CONTENU : “Les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents” dit St Augustin; Il nous rappelle ainsi qu’après la mort d’un proche, les vivants continuent à entretenir des relations avec le défunt. Que ce défunt garde une place plus ou moins importante dans la vie quotidienne des vivants.

La qualité de cette relation est essentielle et nous verrons que les sociétés ont prévu de nombreux dispositifs plus ou moins contraignants dans cet objectif. Depuis la préparation de la mort jusqu’aux rituels religieux et civils.
Cette relation peut présenter des perturbations simples à repérer : le mort peut être très distant créant un manque; le mort peut au contraire être envahissant. Ces pathologies du deuil font partie du travail quotidien des thérapeutes.

Nous verrons que, comme dans le monde réel, les morts doivent avoir une place réservée dans notre monde virtuel. C’est notre « cimetière intérieur »

EN CAS DE PROPOSITION D’ATELIER, DETAILS : Construire un cimetière intérieur

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Apports dans le TRAUMA de la thérapie HTSMA (Hypnose, Thérapies Stratégiques et Mouvements Alternatifs)

jeudi 20 juillet 2017 - 10:25
Entre transe, imaginaire et attachement Stéphane ROY, Psychologue Nantes Forum Hypnose et Thérapies Brèves de Clermont-Ferrand, Mai 2017. Formation en hypnose. Vendredi 12 Mai 2017 – 9h - 10h30 Atelier pratique OBJECTIFS :
-Découvrir la thérapie HTSMA et sa démarche thérapeutique,
-Se familiariser avec la modélisation intégrative de l'imaginaire partagé,
-Apprendre à utiliser sur un mode systémique les concepts d'intersubjectivité, d'attachement, et d'autonomie,
-Découvrir de nouveaux outils pertinents à la mise en place d'une relation thérapeutique.

CONTENU : Parmi les différents facteurs non spécifiques d’efficacité d’une psychothérapie, la relation thérapeutique est celui qui en explique la plus grande variance. En HTSMA, la construction d’une relation thérapeutique de qualité est centrale. Elle devient alors un
facteur spécifique de la thérapie. L’association des apports de l’hypnose éricksonienne, des thérapies brèves systémiques et des mouvements alternatifs comme aide à l’accordage et à la stabilisation du couple patient/thérapeute favorise le sentiment de sécurité et de confiance partagés. L’acceptation et la reconnaissance inconditionnelles de l’autre dans la rencontre thérapeutique créent les conditions favorables au bon déroulement du processus thérapeutique. En s’intéressant particulièrement aux processus triadiques émergents que sont l’intersubjectivité, l’attachement et l’autonomie, l’HTSMA offre une zone d’intersubjectivité dans laquelle peuvent s’exprimer régulation sensori-motrice, synchronicité émotionnelle par l’imaginaire partagé et réparation interactive par la ré expérimentation hic et nunc des situations source de souffrance.

ATELIER : A l'issue de la présentation théorico-clinique en 1ère partie, suivra une démonstration avec un participant afin d'illustrer au mieux les propos. Un décryptage en temps réel du processus thérapeutique pendant la démonstration sera proposé.

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