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Psychotherapie Brève,Hypnose Ericksonienne,Sophrologie Caycedienne et Sophro-Analyse,Hypnose Thérapeutique à Paris,Formations en Sophrologie
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Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts

mercredi 30 août 2017 - 15:32
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°45 Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.

Ces cours résidentiels permettent d’apprendre la méditation telle que l’enseigne S. N. Goenka dans la tradition de Sayagyi U Bakhin. Le séjour est entièrement gratuit, et financé par les dons d’anciens étudiants. Comme la méditation de pleine conscience de John Kabat-Zinn, elle propose un enseignement laïc de la technique transmise par Bouddha. Mais son enseignement s’appuie sur une pratique continue dans l’isolement pendant dix jours, alors que les programmes de Kabat-Zinn proposent des cours de 2 h 30 par semaine pendant huit semaines avec une pratique quotidienne individuelle de 30 minutes à 1 heure, et intègrent d’autres pratiques que la méditation Vipassana (notamment des exercices de yoga).

En s’inscrivant à la retraite, les étudiants acceptent un code éthique et le cadre d’enseignement. Ils s’engagent à rester toute la durée du séjour, en silence, et à suivre la discipline de l’enseignement. L’emploi du temps prévoit plus de dix heures par jour de méditation. Un gong réveille les participants à 4 heures, puis la journée est rythmée par des méditations d’une à deux heures, entrecoupées par les repas (un petit déjeuner, un déjeuner et un goûter), des temps de repos et un discours chaque soir. Aucune communication n’est permise et chacun s’engage à ne pas se divertir (lire, écrire, ni écouter de la musique).

Les trois premiers jours, la pratique consiste à maintenir son attention sur la respiration le plus longtemps possible. L’objectif est de développer la concentration et de « contrôler l’esprit ». Le premier jour, la seule indication donnée est de se concentrer sur l’air qui entre et sort des narines. Il est proposé d’observer si l’air entre par la narine gauche, la narine droite, ou les deux narines à la fois. Dix heures de cette première journée sont consacrées à ce seul exercice !

Dès les premières minutes de pratique, j’observe à quel point mon esprit s’agite. Il saute d’une idée à l’autre, passant des souvenirs du passé à des anticipations du futur. Il est expliqué qu’il est normal au début de la pratique d’avoir des difficultés à rester concentré et nous sommes invités à ne pas nous juger, à simplement ramener toujours la concentration sur la respiration. Mais je dois avouer que l’impatience prend vite toute la place. Je me demande vraiment comment je vais parvenir à focaliser mon attention aussi longtemps sur ce seul exercice. J’ai pourtant l’habitude de jouer avec mon attention lors de l’induction en auto-hypnose, mais je n’ai jamais essayé de maintenir cette focalisation attentionnelle pendant si longtemps. J’ai l’impression d’être la cavalière d’un cheval sauvage, mon esprit, qui bondit de part et d’autre et n’est pas prêt à se laisser dompter.

Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.
Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.
Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.
Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.
Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.
« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».
Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».
Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.

François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.
« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.
Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.
La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».

Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.
Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.
Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.

La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».

L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Formation Hypnose et mouvement
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?




Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang

mercredi 30 août 2017 - 15:00
Par le Dr Eric Bonvin Médecin psychiatre psychothérapeute FMH. Professeur titulaire à la Faculté de Biologie et de Médecine de l’Université de Lausanne. Directeur général de l’Hôpital du Valais. Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.

Trouver âme qui vive dans l’obscurité de la modernité ?

Désigner, maintenir voire revitaliser ce que peut être l’expérience de vivre relié au monde, aux autres et à sa propre existence, n’est pas une démarche allant de soi dans la culture puissamment réifiante de la modernité. Une culture dont l’idéologie se caractérise par un déterminisme commandé, d’une part par les faits, la substance ou les choses en elles-mêmes et, de l’autre, par leurs enchaînements chronologiques (historicité, évolution, algorithmes, programmation). Le pouvoir d’intercession avec ce déterminisme étant attribué à un « clergé » (religieux, scientifique ou d’experts).

Durant cette époque, l’être humain fut longtemps considéré comme détenteur d’un organe spécifique, l’esprit, capable de percevoir des représentations, de les entraîner dans le flux de la pensée et de communiquer par le langage. Un organe modelé par les déterminismes qui caractérisent la modernité et qui a pris différentes formes et appellations, comme la substance pensante (res cogitans) imaginée par Descartes, l’appareil psychique des psychologues et psychanalystes avec ses différents lieux (ça, moi, surmoi) et ses états (conscient, inconscient), ou le cerveau complexe des neuro-sciences.
Le développement des paradigmes de la modernité a finalement conduit à la perte des spécificités dont l’homme, qui les a conçues, s’est affublé. D’abord parce que l’ensemble des mécanismes du vivant qu’il a défini ne sont plus l’exclusivité des êtres vivants puisqu’ils peuvent être, entièrement ou partiellement, le fait d’éléments de synthèse ou de machines fabriquées par les humains. Ensuite, parce qu’il apparaît aujourd’hui que les aptitudes de l’esprit dont l’homme se croyait être le seul bénéficiaire parmi les espèces vivantes (représentations, émotions, langage, organisation sociale, etc.), sont aussi mises en évidence dans les autres espèces vivantes.

En d’autres termes, la modernité a opéré une mise à plat des différences présumées, d’une part entre les êtres vivants et les choses (machines) et, de l’autre, entre l’homme et l’animal. Par ailleurs, ce que vivre peut être pour une personne, en termes d’expérience singulière et indicible, de perceptions subjectives, d’impulsions essentiellement indéchiffrables ou de transformations incertaines, échappe à cette idéologie rationnelle ou se trouve largement occulté par elle.


Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise. 
Arrêt du tabac: script détaillé d'une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.
Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.
Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.

Dossier François Roustang: l'Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. "François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris", nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.
Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.
« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».

Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».
Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.
François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.
« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.
Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur... « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres... lire ces mots adressés.
La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».

Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.
Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.
Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.

La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».

L'Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température... Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Le mois dernier : Hypnose et anorexie
Hypnose et neurochirurgie
Formation Hypnose et mouvement
Dominique Megglé
L'hypnose, ça marche vraiment ?





Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur

lundi 7 août 2017 - 16:02
Une nécessité pour notre XXIe siècle Notre identité en mouvement Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné.

Le rapport à l’espace s’est aussi modifié. Au moment de la mondialisation, la perception de notre espace s’est rétrécie, en même temps que les déplacements sont devenus plus accessibles.

Dans notre société où l’hyperconnexion trouble la communication interpersonnelle et le rapport des individus à leur monde intérieur, dans un contexte où l’hyper performance pousse les sujets à dépasser sans cesse leurs limites, nos contemporains ne savent plus répondre à leurs besoins fondamentaux, existentiels, éthiques, spirituels.

L’accumulation en temps direct des tragédies humaines, de catastrophes naturelles, la déferlante d’événements traumatisants dont les images tournent en boucle, suscitant terreur et sidération, entravent la pensée, rendent difficile la mise à distance, renforcent les réactions purement émotionnelles qui ne font que soumettre encore davantage le sujet à son contexte.

Tout cela génère un sentiment d’incompréhension face à un monde qui apparaît comme de plus en plus absurde, cruel, violent.

Un sentiment d’absurdité. Le sentiment de vivre dans un monde que l’on ne comprend pas s’amplifie. Une forme de désarroi et de désenchantement se fait de plus en plus sentir. Récemment un patient me disait. « Je n’arrive plus à croire en la vie, je ne sais plus quel sens transmettre à mes enfants. Que leur dire, qu’on a créé un monde qui ne sait pas les protéger ? Quel sera leur avenir ? » Et de poursuivre, fortement ému : « Le pire, c’est que j’ai à présent davantage peur de la vie que de la mort. C’est terrible, mais la vie me semble bien lourde à porter. »

Si l’angoisse de vie devient plus forte ou aussi forte que l’angoisse de mort, comment réenchanter le monde aux yeux des jeunes générations ? Peut-on réduire la vie à son négatif, même si c’est celui-ci que les médias exposent en priorité. La responsabilité des adultes ne consiste-t-elle pas à résister à cette vision inquiète ?

Des identités fragmentées
. De là découlent des relations tendues entre les individus qui affaiblissent les liens sociaux. Mais aussi des identités fragiles parce que fragmentées. Depuis longtemps déjà, philosophes et psychologues évoquent l’hétérogénéité de l’être, le « je » est multiple, il abrite plusieurs identités, nous sommes tous enfant de, citoyen de, peut-être parent de, frère/sœur de, collègue, fait d’un corps et d’une psyché… Cette hétérogénéité implique un mouvement constant vers une unité à construire et reconstruire sans cesse, notamment à travers des expériences où le sujet parvient à se reconnaître lui-même au-delà des changements qui l’affectent et le transforment. Paul Ricoeur parle ici d’« ipséité », de « mêmeté » et d’identité narrative. Cette tension entre hétérogénéité et homogénéité tout en créant de l’instabilité est facteur d’équilibre, elle est féconde et ouvre sur de nombreux possibles. Elle inscrit l’être dans une mobilité, une forme de souplesse épousant les contours de ses expériences, et construisant une intériorité qui parvient à se nourrir de l’extérieur, à s’ouvrir au monde, à l’autre.

Or, nous constatons aujourd’hui une difficulté de plus en plus grande à tenir cette ligne de tension, du coup la construction de l’unité reste aléatoire, fragilisant des identités qui ont du mal à éprouver une cohérence intérieure, une homogénéité suffisante pour soutenir l’ouverture à l’autre et au monde, d’où un repli sur soi qui ne fait que fragiliser encore davantage.

Il me semble que l’on est passé de l’hétérogénéité à une fragmentation de l’identité. Les personnes que je vois arriver dans mon cabinet se présentent avec des identités fragmentées, elles vivent, éprouvent des choses qui touchent les différentes parties de leur identité mais ont du mal à rassembler ces expériences diverses, discontinues. Les morceaux de leur puzzle identitaire sont juxtaposés, peu joints ensemble, les articulations entre les différentes parties du puzzle grincent, quelquefois tout est tellement cloisonné que rien ne peut passer de l’un à l’autre. Comme si le sujet devenait hermétique à son propre espace intérieur, à ses propres ressources, rendant par conséquent les changements difficiles. L’être ne respire plus, un peu asphyxié par ce manque de souplesse. De là découlent des identités étrangères à elles-mêmes, comme absentes de leur propre vie, marchant à côté d’elles-mêmes.

La nécessité de se réinventer s’impose à tous. Ce besoin n’épargne ni les patients ni les professionnels. Nous mesurons, chaque jour, combien nos outils d’analyse, nos grilles de lectures, nos leviers thérapeutiques habituels sont insuffisants, peut-être trop inscrits dans le monde d’hier, quelquefois trop repliés sur eux-mêmes.

Il ne fait aucun doute que la pratique de l’hypnose est très utile. En ce qui me concerne, elle m’a permis de me renouveler, tout en accédant à une profonde cohérence dans ma position thérapeutique comme dans ma vie en général. Elle m’a permis de naviguer entre les eaux des divers courants qui ont été importants pour moi, philosophie, psychanalyse, systémie, sociologie. Elle m’a ouvert des espaces de liberté très appréciables, tout en étant fidèle à mes chers maîtres à penser, Levinas, Ricoeur, Merleau-Ponty en ce qui concerne la philo, Winnicott, Roustang, en ce qui concerne la clinique, et bien d’autres encore. Elle m’a aidée à décloisonner, à ouvrir des espaces féconds pour mes patients comme pour moi-même.

Comment l’hypnose permet-elle à l’individu postmoderne de trouver sa place ? Quelles perspectives ouvre-t-elle ?

« Il faut imaginer Sisyphe heureux. » Au cours d’une de mes rêveries, cette phrase d’Albert Camus m’est revenue. C’est la dernière phrase du Mythe de Sisyphe, et je me suis laissée guider.

La définition que Camus donne de l’absurdité est tellement actuelle : « L’absurde naît de la confrontation de l’appel humain avec le silence déraisonnable du monde. » Nous pourrions dire aujourd’hui le tumulte tragique du monde, ce qui revient au même. Un peu plus loin, il poursuit : « Ce divorce entre l’homme et sa vie, l’acteur et son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité. » Encore plus loin : « L’absurde, c’est ce divorce entre l’esprit qui désire et le monde qui déçoit, (c’est) ma nostalgie d’unité, cet univers dispersé et la contradiction qui les enchaîne… » Ce mot de divorce évoque non seulement une forme de déchirement tragique, que les philosophes ont beaucoup évoqué (dis-jointure du sujet), mais cela sonne aussi à mes oreilles d’hypnothérapeute comme une forme de dissociation intéressante à travailler.
En même temps, Le Mythe de Sisyphe, pour être réaliste, n’est pas pour autant pessimiste puisque le texte se termine sur ce fameux : « Il faut imaginer Sisyphe heureux ».
Quelle est la voie préconisée par Camus, pour permettre à Sisyphe d’être heureux, malgré sa condamnation ? Aurons-nous toujours des montagnes à franchir, des poids à transporter ? Peut-être ! La question alors serait de savoir comment alléger le poids du réel ?


NICOLE PRIEUR est philosophe, thérapeute d’enfants, hypnothérapeute. Elle dirige le conseil scientifique du Ceccof et est auteure de nombreux ouvrages sur la famille, dont Petits règlements de comptes en famille, elle est coauteure avec Bernard Prieur de La famille, l’argent, l’amour. Ou les enjeux psychologiques des questions matérielles, deux ouvrages parus chez Albin Michel.


Des étoiles pour nous guider. Sophie Cohen
Chères lectrices et chers lecteurs, Comme vous le savez certainement, le monde de l’hypnose vient de perdre l’une de ses grandes figures en la personne de François Roustang. Il a été l’un des grands « penseurs » de l’hypnose. Il a en particulier cherché à définir et comprendre ce qui se déroulait dans une rencontre et lors d’une séance. Nous lirons l’hommage de Jean-Marc Benhaiem, son ami et disciple.

Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur
Une nécessité pour notre XXIe siècle. Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné. 

Les suggestions directes. Dr Dominique Megglé
Qu’en pense le Docteur Erickson ? Dominique Megglé a fait un vrai travail de recherches dans tous les livres et articles d’Erickson. Il développe sa pensée qu’il avait déjà en partie évoquée dans le numéro 30 de notre Revue. Des échanges avec des spécialistes ont invité Dominique Megglé à réaliser davantage de recherches. 

Anorexie/boulimie : véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos
Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes. Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ».
Anorexie : du symptôme aux processus. Dr Bruno Dubos
L’anorexie et la boulimie sont un véritable défi pour les thérapeutes. Mais plutôt que de parler d’anorexie ou de boulimie, il convient de prendre en compte qu’il s’agit de patientes, adolescentes ou moins jeunes qui viennent dans nos cabinets de consultation avec ce symptôme. La réputation de ces problèmes est particulière, renforcée il est vrai par nos expériences en thérapie avec ces patientes.

La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen
Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif. Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.
Thérapie du couple parental. Dr Patrice CHARBONNEL
L’anorexie mentale est une pathologie essentiellement féminine qui se révèle le plus souvent juste après la puberté. Ce trouble des conduites alimentaires associe des symptômes de comportements nutritionnels (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois ou années, éviction de certains aliments, phases boulimiques) et somatiques (aménorrhée, arrêt de la croissance chez l’adolescente) à des symptômes psychologiques (perception déformée de son corps et en particulier de sa maigreur, peur de grossir, besoin de contrôle sur le corps, obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel, régression en âge émotionnel).
« Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire… » Dr Stefano Colombo
Frédéric venait de poser son téléphone. Après d’innombrables hésitations, il avait pris la décision de consulter un thérapeute. Cela faisait un bon moment que son épouse insistait pour qu’« il voit quelqu’un ». « Ça te fera du bien, précisait-elle, on ne peut pas continuer ainsi. » Il en avait conscience. Il partageait l’avis de sa femme tout en se questionnant sur l’efficacité d’une telle démarche.
Des étoiles pour guide. Sophie Cohen
Des étoiles... des stars... en anglais... des personnes... des personnes de passage avec une présence merveilleuse... comme ça, une chaleur offerte à ce moment-là...
Au bon moment... Des personnes comme de petites ou de grandes étoiles... Etoiles qui clignotent dans le ciel dont la lumière éclaire les larmes de joie qui ruissellent sur nos visages... Qui n’a pas pleuré sous un ciel étoilé ? Qui ne s’est pas ému devant la fragilité de nos vies ?
Les champs du possible. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons de nous interroger sur la façon dont l’hypnose amène à réinstaller un mouvement dans la vie du patient. Et enrichissons-nous de prolonger la réflexion : n’appartient-il pas déjà au thérapeute d’être dans son mouvement et s’autoriser à ne plus savoir pour entrer dans la créativité thérapeutique ? Autant que deux danseurs, le thérapeute serait alors celui qui ouvre le premier pas à l’aide d’une suggestion, autant que d’une main il invite son partenaire à s’avancer.
Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts
Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch.
Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ? Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même.
Livres en bouche. Dr Grégory Lambrette
Compte-rendu. Voilà qu’à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre 2015 est arrivé sur les étagères de nos librairies non pas un, mais deux ouvrages signés de la main de Giorgio Nardone, l’une des figures de proue les plus actives et créatives du modèle stratégique en psychothérapie. On le sait, Nardone cultive depuis plusieurs décennies maintenant un art du changement consistant à trouver des solutions simples aux problèmes insolubles comme il le qualifie lui-même.
Colloque « L’œuvre de François Roustang ». Dr Grégory Tosti
Le 23 novembre 2016, François Roustang s’est éteint à l’âge de 93 ans. Psychanalyste dissident, philosophe, hypnothérapeute, écrivain, cet ancien jésuite a bouleversé la pratique et la compréhension de l’hypnose et a créé en 1996, avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM) ; association qui donna le jour au premier Diplôme universitaire d’hypnose médicale en 2001.
Recherches: les applications. Dr Lauriane Bordenave et Dr Adrian Chaboche
La neurochirurgie éveillée est un mythe qu’on agite souvent lorsqu’on parle d’hypnose au bloc opératoire. Sauf qu’il s’agit d’une réalité. La preuve avec cette belle série française. Les glioblastomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales malignes infiltrantes, et le défi de la chirurgie est de trouver le meilleur compromis entre l’exérèse la plus complète possible et la préservation des tissus sains adjacents. Pour ce faire, certaines équipes réalisent des craniotomies sur des patients éveillés.
Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem
Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique. Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre. François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.

Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts

lundi 7 août 2017 - 16:02
Revue Hypnose & Thérapies brèves n°44 Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch. Il mène des recherches sur ce sujet avec Ilan Kaddouch, professeur dans l’école Kaddouch & Music et fils de son fondateur (Robert Kaddouch).

Alors que je ne suis pas du tout musicienne, je découvre que cette méthode pédagogique musicale pourrait venir enrichir mes réflexions sur la relation en hypnose, la posture du thérapeute, le processus de changement… Leurs explications sur leurs travaux et la lecture de leurs articles me permettent de me faire une idée plus précise de leur travail. Cependant, ayant choisi de passer avant tout par le partage d’expériences (vécues et non uniquement décrites), me voilà assise devant un piano à côté d’Ilan. Il me propose simplement d’improviser ensemble. Il n’y a plus qu’à se lancer, sans aucun bagage technique, dans l’exercice.

La pédagogie Kaddouch est une méthode d’apprentissage musical basé sur des interactions improvisées. L’une des situations typiques d’enseignement consiste en une improvisation libre et sans consigne, à quatre mains au piano. L’élève est assis à droite de l’instrument et joue avec le professeur qui est à sa gauche. L’interaction est au cœur de la méthode. Le professeur ne cherche pas à agir directement sur l’élève mais à agir sur leur relation. L’apprentissage personnel naît de cette interaction.

La situation d’improvisation engage l’individu dans sa globalité : sa relation à lui-même, à l’environnement (l’instrument) et à l’autre. Il doit coordonner son corps au piano et à l’action du professeur pour créer de la musique avec lui. Cela lui pose un problème inédit qui ne pourra être résolu que par sa créativité. Le professeur ne sait pas non plus à l’avance comment répondre à cette situation nouvelle et est ainsi dans la même situation que l’élève. Ils sont alors amenés à créer ensemble une solution.

L’élève commence à jouer et le professeur valide dans un premier temps le choix qu’il fait. Pour cela, il écoute son jeu, l’analyse et l’accompagne en l’imitant. Ainsi il se synchronise d’abord à la représentation qu’il s’est fait du jeu de l’élève. Puis cela lui permet d’incorporer cette représentation et de vivre l’expérience avec lui. Il passe alors à un niveau de synchronisation profonde, d’empathie. Cela lui permet d’explorer de manière interactive les tendances intrinsèques de l’élève. Il stabilise ainsi ces zones de « réussite spontanée » qui pourront servir d’ancrage à l’apprentissage d’autres motifs. Ces solutions privilégiées sont influencées par l’organisation du système moteur de l’individu, son histoire et les normes sociales.

Lors de cette exploration, le professeur peut sentir que l’élève s’enferme dans ses habitudes, qu’elles deviennent stéréotypées. Il n’est plus réceptif à la relation, plus en mesure de s’adapter. Le professeur peut alors choisir d’effectuer une action de blocage pour souligner le problème, le rendre manifeste à l’expérience, et pour qu’une solution nouvelle puisse émerger. Il n’est plus simplement en train d’accompagner l’élève dans son jeu mais il bifurque en devenant lui-même autonome dans la relation. L’élève est déstabilisé dans ses habitudes car s’il ne suit pas la bifurcation, il n’y aura plus d’entente musicale. Il est ainsi invité hors de sa zone de confort : pour rester en relation, il doit s’adapter et donc changer. Ce blocage crée le plus souvent une phase diachronique : les deux partenaires ne sont plus synchronisés, ils ne jouent plus ensemble. Lorsque les habitudes de l’élève sont très ancrées, il peut arriver que ce blocage soit brutal et fasse intentionnellement sonner faux le jeu de l’élève. Le professeur et l’élève se retrouvent ensemble dans une situation instable et la solution émerge d’une création commune. L’élève doit faire preuve de flexibilité pour s’adapter et sort ainsi de ses automatismes. Il peut parfois accéder à un apprentissage fulgurant.

Passer par l’interaction pour provoquer un changement est plus efficace que d’essayer d’agir directement sur la personne. Il a été montré que les comportements individuels sont attirés par la dynamique collective. Chacun en a probablement déjà fait l’expérience, par exemple sur un trottoir lorsque nous aimerions nous décaler pour laisser passer la personne d’en face mais que nous bougeons en miroir l’un de l’autre, de manière très synchronisée et restons donc face à face. Il est extrêmement difficile de ne pas se coordonner à l’autre. Lorsque le professeur se décale du jeu de l’élève, il s’attend à ce que l’attraction de la coordination soit suffisamment forte pour que l’élève le rejoigne, sortant ainsi de ses habitudes rigides et lui permettant de découvrir un nouveau champ.




Des étoiles pour nous guider. Sophie Cohen
Chères lectrices et chers lecteurs, Comme vous le savez certainement, le monde de l’hypnose vient de perdre l’une de ses grandes figures en la personne de François Roustang. Il a été l’un des grands « penseurs » de l’hypnose. Il a en particulier cherché à définir et comprendre ce qui se déroulait dans une rencontre et lors d’une séance. Nous lirons l’hommage de Jean-Marc Benhaiem, son ami et disciple.
Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur
Une nécessité pour notre XXIe siècle. Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné. 

Les suggestions directes. Dr Dominique Megglé
Qu’en pense le Docteur Erickson ? Dominique Megglé a fait un vrai travail de recherches dans tous les livres et articles d’Erickson. Il développe sa pensée qu’il avait déjà en partie évoquée dans le numéro 30 de notre Revue. Des échanges avec des spécialistes ont invité Dominique Megglé à réaliser davantage de recherches. 

Anorexie/boulimie : véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos
Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes. Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ».
Anorexie : du symptôme aux processus. Dr Bruno Dubos
L’anorexie et la boulimie sont un véritable défi pour les thérapeutes. Mais plutôt que de parler d’anorexie ou de boulimie, il convient de prendre en compte qu’il s’agit de patientes, adolescentes ou moins jeunes qui viennent dans nos cabinets de consultation avec ce symptôme. La réputation de ces problèmes est particulière, renforcée il est vrai par nos expériences en thérapie avec ces patientes.
La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen
Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif. Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.
Thérapie du couple parental. Dr Patrice CHARBONNEL
L’anorexie mentale est une pathologie essentiellement féminine qui se révèle le plus souvent juste après la puberté. Ce trouble des conduites alimentaires associe des symptômes de comportements nutritionnels (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois ou années, éviction de certains aliments, phases boulimiques) et somatiques (aménorrhée, arrêt de la croissance chez l’adolescente) à des symptômes psychologiques (perception déformée de son corps et en particulier de sa maigreur, peur de grossir, besoin de contrôle sur le corps, obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel, régression en âge émotionnel).
« Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire… » Dr Stefano Colombo
Frédéric venait de poser son téléphone. Après d’innombrables hésitations, il avait pris la décision de consulter un thérapeute. Cela faisait un bon moment que son épouse insistait pour qu’« il voit quelqu’un ». « Ça te fera du bien, précisait-elle, on ne peut pas continuer ainsi. » Il en avait conscience. Il partageait l’avis de sa femme tout en se questionnant sur l’efficacité d’une telle démarche.
Des étoiles pour guide. Sophie Cohen
Des étoiles... des stars... en anglais... des personnes... des personnes de passage avec une présence merveilleuse... comme ça, une chaleur offerte à ce moment-là...
Au bon moment... Des personnes comme de petites ou de grandes étoiles... Etoiles qui clignotent dans le ciel dont la lumière éclaire les larmes de joie qui ruissellent sur nos visages... Qui n’a pas pleuré sous un ciel étoilé ? Qui ne s’est pas ému devant la fragilité de nos vies ?
Les champs du possible. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons de nous interroger sur la façon dont l’hypnose amène à réinstaller un mouvement dans la vie du patient. Et enrichissons-nous de prolonger la réflexion : n’appartient-il pas déjà au thérapeute d’être dans son mouvement et s’autoriser à ne plus savoir pour entrer dans la créativité thérapeutique ? Autant que deux danseurs, le thérapeute serait alors celui qui ouvre le premier pas à l’aide d’une suggestion, autant que d’une main il invite son partenaire à s’avancer.
Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts
Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch.
Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ? Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même.
Livres en bouche. Dr Grégory Lambrette
Compte-rendu. Voilà qu’à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre 2015 est arrivé sur les étagères de nos librairies non pas un, mais deux ouvrages signés de la main de Giorgio Nardone, l’une des figures de proue les plus actives et créatives du modèle stratégique en psychothérapie. On le sait, Nardone cultive depuis plusieurs décennies maintenant un art du changement consistant à trouver des solutions simples aux problèmes insolubles comme il le qualifie lui-même.
Colloque « L’œuvre de François Roustang ». Dr Grégory Tosti
Le 23 novembre 2016, François Roustang s’est éteint à l’âge de 93 ans. Psychanalyste dissident, philosophe, hypnothérapeute, écrivain, cet ancien jésuite a bouleversé la pratique et la compréhension de l’hypnose et a créé en 1996, avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM) ; association qui donna le jour au premier Diplôme universitaire d’hypnose médicale en 2001.
Recherches: les applications. Dr Lauriane Bordenave et Dr Adrian Chaboche
La neurochirurgie éveillée est un mythe qu’on agite souvent lorsqu’on parle d’hypnose au bloc opératoire. Sauf qu’il s’agit d’une réalité. La preuve avec cette belle série française. Les glioblastomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales malignes infiltrantes, et le défi de la chirurgie est de trouver le meilleur compromis entre l’exérèse la plus complète possible et la préservation des tissus sains adjacents. Pour ce faire, certaines équipes réalisent des craniotomies sur des patients éveillés.
Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem
Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique. Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre. François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.

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